La vie à vélo
Unimoke en hiver

Le vélotaf, c’est l’aventure.

Ce que j’apprécie particulièrement dans le vélo au quotidien, c’est qu’il transforme mon trajet en micro aventure. Lorsque que j’étais automobiliste, je faisais tous les jours le même trajet. Les seules aventures que je pouvais rencontrer étaient plus ou moins de bouchons sur la route.  

Lorsqu’on travaille dans le confort feutré d’un bureau, dans le cadre d’un emploi du temps bien réglé, il n’est pas facile pour l’aventure de s’immiscer. Un trajet régulier en vélo lui offre par contre de multiples occasions. . . 

La force des éléments 

Parfois, le domicile est séparé du bureau par la puissance des éléments naturels, qu’il faut alors affronter de plein fouet. Tels les coursiers du temps jadis qui devaient traverser de nombreux dangers pour relier les villages isolés, le vélotafeur connaîtra les bourrasques automnales, le froid et la neige hivernale, les inondations printanières et les pluies violentes et intenses de l’été. Il plongera dans l’obscurité des soirs d’hiver, suivant le faisceau de son phare. Profitant des spectacles grandioses projetés sur son passage. Une fois passé le pas de la porte de sa destination, il savourera la douceur des commodités modernes, essuyant les traces de ses aventures sur ses vêtements. La tête remplie de souvenirs et de la fierté d’avoir bravé sa zone de confort. 

L’inattendu

Velotafeur est s’exposer à l’inattendu, et l’inattendu est source d’aventures. Le vélo permet la découverte de tableaux bucoliques et magiques. Un héron en chasse qui rase l’eau. Un vol de canards sur le passage du vélo. Le soleil qui joue avec les feuillages pour offrir un spectacle permanent d’ombres chinoises.

S’il vous arrive de faire signe à un.e ami.e que vous croisez en voiture, en vélo vous ferez ce geste plus souvent.  Il vout permet de s’arrêter facilement et de taper la causette, voire même de faire un bout de chemin ensemble. Le vélo, je n’ai pas encore identifié par quel phénomène sociologique, facilite les rencontres et les conversations. ( Phénomène amplifié quand on a une bécane qui sort de l’ordinaire je vous l’accorde.) 

Pour conclure, je laisse mon fils Maxime (10 ans) avoir le mot de la fin.  Au terme d’une journée d’exploration à deux roues, il me glisse à l’oreille

“Les trajets à vélo c’est comme en voiture, sauf qu’on est dans la réalité.” 

Tout est dit. Il comparait la vitre d’une voiture à celle d’un écran. Derrière la vitre de sa voiture on est spectateur, quand on traverse le miroir pour sauter sur une selle, on peut profiter de la réalité des choses et vivre milles et une aventures.. 

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